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Sciences de la vie et de la Terre

Quelques règles d’usage sur internet : La Nétiquette

19 / 01 / 2005 | Webmestre | Sacha Touille | Bertrand Marne

Alors que l’usage des TICE se popularise, les
moyens de communication par voie électronique deviennent aussi
très utilisés. Ainsi en S.V.T. nous avons un Forum
National
destiné aux professeurs comme aux élèves.
Dans l’Académie de Créteil nous avons une liste
de diffusion
réservée à notre matière
et nous disposons bien sûr de l’email (les employés de
l’éducation nationale ont tous une adresse email académique).

Pourtant, si ces outils sont très utilisés,
il semble que les règles auxquelles leur usage est soumis sont
encore mal connues. Ces règles ont pour objectif de rendre
plus agréable, plus efficace et moins coûteuse la
communication électronique. Elles sont garantes de l’étiquette
sur internet, elles font partie de la Nétiquette.

Nous allons voir ici quelques-unes de règles
clés de la Nétiquette, à
appliquer dans le cas des communications « privées »
(emails) et des communications « publiques »
(listes de diffusion, forum).

Quelques principes de base

La Nétiquette se fonde sur quelques
constats liés à la nature du réseau internet et
à la nature d’une communication.

Avant tout il faut retenir qu’une communication
électronique, comme tout autre communication est faite pour
être reçue, lue et comprise.
Il faut donc que les messages que nous envoyions respectent ces trois
missions.

- Reçue : le message doit
être capable d’arriver jusqu’au destinataire. Le réseau
internet est complexe, et il faut respecter un certain nombre de
règles afin que votre destinataire reçoive vos
messages. Il ne faut notamment jamais oublier que sur internet le
destinataire paye une partie du coût de l’envoi d’un message.
- Lue : les messages sont
transformés avant de transiter sur internet en une suite
d’éléments binaires. Il faut s’assurer que le
destinataire pourra reconstituer le message à partir de cette
suite. Plus simplement, vérifier que le message pourra être
lu avec les logiciels du destinataire.
- Comprise : La forme du message
n’est pas le plus important. Le plus important est le fond,
c’est-à-dire l’information que vous souhaitez transmettre. Il
faut donc veiller à ce que votre message soit le plus clair
possible.

Les communications « privées »

Elles concernent essentiellement les emails. Mais
les recommandations données ici s’appliquent aussi à
d’autres moyens comme les messageries instantanées, ou les
messageries présentes sur certains sites internet ou forum. Il
ne faut pas se méprendre sur le sens de « privé ».
cela signifie simplement d’une personne à une autre, pas que
le message est confidentiel. Il faut garder à l’esprit qu’il
n’y a pas de réelle confidentialité sur internet à
moins d’utiliser des moyens cryptographiques.

Il faut surveiller la taille des emails pour
s’assurer qu’il est bien reçu par le
destinataire. Un email ne devrait théoriquement pas dépasser
quelques kilooctets (ko) ce qui correspond à quelques milliers
de caractères. Mais l’utilisation des pièces jointes
peut augmenter cette taille. C’est un problème pour deux
raisons principales : la taille de la messagerie, le temps/coût
du transfert de l’email.

Les messages sont stockés dans une
boites-aux-lettres (le plus souvent chez le fournisseur d’accès
internet, ou encore sur les serveurs d’email académiques)
avant d’être distribués aux destinataires à leur
demande. Or ces boites ont une taille limitée (souvent 5 à
10Mo, soit environ 5000 à 10000ko), largement suffisante pour
des emails ne contenant que du texte, vite limitante s’ils
contiennent de grosses pièces jointes.

Lorsque le destinataire veut récupérer
les emails de cette boite, il doit rester connecter à internet
pendant le temps de transfert. Plus le message est gros, plus le
temps de transfert est important. Or le coût des connexions se
fait soit à la durée, soit à la taille des
messages transmis. Il faut d’ailleurs savoir que, plus les
informations que vous faites transiter par internet sont
volumineuses, plus leur acheminement coûte cher. Ce coût
est partagé de manière inégale entre votre
connexion à internet, la connexion du destinataire des
informations, mais aussi celles d’autres intervenants qui relaient ce
message sur ce vaste réseau. En bref plus votre email est gros
plus il vous coûte cher et plus il coûte cher à
son destinataire (qui n’a pas forcement demandé à
recevoir ce message qu’il paiera pourtant en partie).

La Nétiquette recommande, sévèrement,
de limiter la taille des messages à 50ko. Il est difficile
aujourd’hui se se limiter à une telle taille, notamment si
l’on veut envoyer une photo ou un autre document. La taille de 1000Ko
(1Mo) devrait être considérée comme une limite
absolue de taille d’email, tant qu’on a pas le consentement du
destinataire. Vérifiez la taille de vos pièces jointes
avant d’envoyer vos emails, et évitez d’en envoyer trop.

Un email doit ensuite pouvoir être lu
par son destinataire. Pour transiter par internet les messages et
leurs pièces jointes sont codés par le logiciel d’email
de l’expéditeur et ensuite décodés par le
logiciel du destinataire. Ce codage suit des règles bien
définies que tous les logiciels d’email connaissent. Mais
certains logiciels apportent des fonctions complémentaires que
les autres logiciels ne sont pas capables de décoder et
d’afficher correctement. L’exemple le plus fréquent est
l’utilisation d’enrichissements dans les emails (gras, italique,
couleurs, images de fond, etc...) qui ne font pas partie du protocole
d’envoi des emails et qui ne seront éventuellement pas compris
par le logiciel d’email du destinataire du message. Un email, est un
texte. Simple, sans enrichissement et décoration. L’idéal
est de configurer votre logiciel d’email pour qu’il envoie du texte
simple et pas des messages HTML. Pour avoir plus de détails
reportez vous à la Nétiquette
ou au document : « Courrier
électronique : halte aux abus
 ».

Les pièces jointes doivent aussi
êtres lues. Alors, attention au format de fichier que vous
utilisez. Avant d’en envoyer, assurez vous que votre destinataire
possède des logiciels qui savent lire ce type de fichiers.
Exemple fréquent : les documents de type Microsoft Office
(MS-Word, MS-PowerPoint ou encore MS-Excel) qui doivent être lus avec
les logiciels de la suite Microsoft Office que tout le monde n’a pas.
Préférez des formats plus standards et fréquents
comme le format « .rtf » ou encore « .pdf »
(appelé aussi format Acrobat) pour les textes enrichis.
« .jpg » (appelé aussi JPEG), « .png »
ou « .gif » pour les images, etc...

Une fois que le document peut être lu, il
faut s’assurer qu’il sera compris. Les emails les
plus concis sont souvent les plus clairs (et puis il sont moins gros,
donc sont plus facilement reçus). Évitez les
décorations et enrichissements (pour les raisons évoquées
plus haut, mais aussi) car les goûts et les couleurs ne sont
pas les mêmes pour tous, alors n’imposez pas les vôtres.
Les logiciels qui lisent le courrier permettent de personnaliser
l’affichage selon les goûts de chacun ; ne parasitez pas
cet affichage avec une forme que vous voudriez imposer et qui
n’aurait pas d’intérêt pour le sens de votre message. Il
est indispensable de titrer vos emails ; ne laissez jamais un
titre vide (on pourrait considérer que votre email est un
virus ou choisir de le lire plus tard alors qu’il contient peut-être
des informations urgentes).

Pour la bonne compréhension un dernier
point est fondamental : la manière de citer (en anglais
« quoter ») le message précédent.
L’email est un moyen de communiquer en différé
(ne l’utilisez pas comme une messagerie instantanée, vous
encombreriez le réseau internet inutilement). Pour pouvoir
garder en mémoire ce qui a été dit auparavant,
on utilise un chevron fermant « > »
pour signifier que le texte qui suit sur la ligne est une citation.
C’est une convention alors n’allez pas utiliser d’autres caractères
(même si votre logiciel d’email le propose). Les bons logiciels
de lecture d’email permettent de mettre en valeur (en italique, en
gras, ou en couleur...) les citations contenues dans un email afin de
faciliter la compréhension de l’utilisateur. Si vous utilisez
un autre moyen de citation, le logiciel ne la reconnaîtra plus
et le lecteur aura du mal à vous comprendre.

Ce moyen pratique qu’est la citation est
malheureusement très mal employé par les utilisateurs.
Par exemple, il ne faut jamais citer l’intégralité du
message auquel on répond, et encore moins placer les citations
sous la réponse. Cela peut être considéré
comme grossier et c’est formellement déconseillé par la
Nétiquette.

Une bonne utilisation de la citation pourrait
être :

Voici le message originel :

Salut

Je voulais te signaler que j’ai trouvé un article intéressant
àla une du BIG-mag de ce mois ci.
N’hésite pas à aller faire un tour là :
http://svt.ac-creteil.fr/spip.php?p...
pour me dire ce que tu en penses.
Au fait pour notre rendez-vous de mardi,
peut-on décaler à 14h plutôt qu’à 13h30 ?
À bientôt
cordialement,

— 
Robert

Voici la réponse avec des citations
correctes :

Salut Robert,

Le 22 septembre 2004, tu as écrit :
>Je voulais te signaler que j’ai trouvé un article intéressant
>à la une du BIG-mag de ce mois ci.
>N’hésite pas à aller faire un tour là :
>http://svt.ac-creteil.fr/spip.php?p...

Je trouve cet article extrêmement intéressant,
comme toujours avec le BIG-mag,
j’ai plusieurs idées d’utilisation en classe.
Si tu veux on pourra en discuter mardi.

>Au fait pour notre rendez-vous de mardi,
>peut-on décaler à 14h plutôt qu’à 13h30 ?

Bien sûr, mais j’ai cours à 15h alors, il faudra faire vite.
À mardi,

— 
Roger

Voir le document « Courrier
électronique : halte aux abus
 » pour avoir
plus de détails.

Un email qui respecte la Nétiquette est
finalement un email le plus sobre possible, dans lequel on ne se
concentre que sur l’information à transmettre.

Les communications par email et la sécurité

L’email est un des point faibles de la sécurité
sur internet. À moins d’utiliser des moyens cryptographiques
il n’y a aucun moyen d’assurer l’intégrité et
l’identité d’un email (la parade est d’utiliser la signature
cryptographique). Ni aucun moyen de rendre le contenu confidentiel
(la parade est de chiffrer le message).

Les parades sont encore aujourd’hui assez
complexes à mettre en œuvre, il faut donc faire avec
cette insécurité. Ainsi vous savez qu’un email qui
contient une pièce jointe peut potentiellement contenir un
virus ou un programme malicieux, et qu’un email que vous recevez ne
vient pas forcement de l’expéditeur dont il semble venir. Vous
savez aussi que votre boite-aux-lettres peut se remplir très
rapidement de mails publicitaires variés (appelés
« spams » en anglais ou pourriels
en français)

La Nétiquette contient quelques règles
qui vont permettre de limiter les problèmes liés à
cette insécurité. La première est de ne pas
diffuser l’adresse internet de vos interlocuteurs aux autres sans
leur accord (évitez de le faire même si vous avez leur
accord). Cela permet de leur éviter de se retrouver sur des
listes d’envoi de pourriels ou de virus.

La seconde, liée à la première
est de ne jamais réexpédier un message de chaîne
(qui finit par une phrase du type « pour ceci ou cela,
envoyez ce message à tout votre carnet d’adresse »).
Il s’agit dans 99% des cas de canulars, et pour une bonne part des
messages dont le seul objectif est de constituer des listes
d’adresses emails pour envoyer les plus tard des virus/pourriels.

Ainsi, évitez vous-même de faire des
envois multiples (les personnaliser est quand même plus
correct). Si l’envoi multiple est la seule solution, ne mettez pas
toutes les adresses email de vos correspondants dans le champ
« envoyez à » ou dans le champ
« copie carbone » (appelé aussi
CC) de votre logiciel d’email. Sinon chaque correspondant
aura reçu l’adresse email de tous les autres. Il existe un
champ nommé en anglais BCC (Qu’on peut traduire par
copie carbone cachée) qui permet d’envoyer un message
à plusieurs destinataires sans qu’ils aient connaissance des
adresses des autres.

Souvenez-vous que vous ne connaissez pas le niveau
de sécurité des ordinateurs des destinataires de vos
messages. Il peuvent être infectés par des logiciels
malicieux dont le rôle est précisément de
récolter les adresses emails présentes dans les
messages et de les inonder de virus/pourriels. Aujourd’hui c’est la
source N°1 de spam dans le monde. N’exposez pas vos
correspondants à ce fléau en distribuant leur adresse
email à tous.

Les communications « publiques »

Ce sont celles que l’on fait à la
cantonade, sur un site internet (un forum par exemple) ou dans une
liste de diffusion. Les messages faits dans ce cadre ne seront plus
lus par un seul destinataire, mais par de multiples. D’où la
notion de publicité du message.

Ces messages doivent bien sûr suivre les
mêmes règles que les communications « privées »
vues plus haut. Mais d’autres viennent s’ajouter. Elles sont toutes
liées au fait que vous aurez de multiples lecteurs, et que
dans la plupart des cas vous ne les connaîtrez pas. L’Étiquette
devient indispensable, d’où la Nétiquette.

Sur la forme :


aussi la sobriété s’impose, éviter les
ponctuations multiples (!!!!!),
n’écrivez pas en majuscules (cela équivaut à
crier sur un média essentiellement textuel), utilisez les
smileys avec parcimonie (les smileys
sont ces enchaînements de ponctuations curieux comme :-]
qui expriment l’humeur de l’auteur du message. En français on
devrait les nommer frimousse, voir la définition de
l’Académie Française.)

Sur le fond :

Soyez vigilant
avec votre orthographe et votre expression française (tout le
monde doit pouvoir vous comprendre). Si vous faites de l’humour,
veillez à ce que tout le monde le comprenne, et personne ne le
prenne mal (n’oubliez pas que vous pourrez parfois être lu de
n’importe où dans le monde). Ne perdez pas votre calme, même
si quelqu’un vous provoque sciemment. Prenez le temps de la réflexion
avant de réponde et ne partez pas dans une polémique,
elle ne serait sans doute pas intéressante pour les autres
lecteurs. Vous risqueriez ainsi de polluer le forum/liste de
diffusion avec une colère qui n’intéresse que vous.

En tout état de cause, avant d’écrire
dans un forum ou une liste de diffusion, il est indispensable de
vérifier deux choses :

- que le message ne sera pas hors-sujet. Autrement dit que votre message aura bien sa place dans ce forum-là ou dans cette liste de diffusion-là.
- Que ce que vous vous apprêtez à dire n’a pas déjà été écrit avant
vous. Notamment si vous avez des questions à poser, vérifiez que les réponses n’ont pas déjà été données à d’autres avant vous. Ainsi, il est de bon aloi, comme recommande la Nétiquette, de bien lire les messages déjà envoyés par les autres et d’attendre un peu avant d’intervenir dans un forum ou dans une liste de diffusion.

Un bon message publique qui respecterait la
Nétiquette serait donc un message sobre, clair et rédigé
avec retenue.

Quelques lectures pour finir

Communiquer au moyen des TIC fait partie des
nombreux objectifs du B2i (niveau 2 et niveau 3), et
est devenu un moyen très efficace d’avoir des échanges
fructueux entre collègues et de soutien aux élèves
(voir le forum de SVT et la liste
de diffusion
).

Cependant il est indispensable, pour que ces modes
de communication restent attractifs et utiles, que chacun respecte
ces règles de la Nétiquette. Ce ne sont pas simplement
des règles de politesse, mais aussi des règles qui
optimisent les moyens de communication TIC.

Appliquons donc la Nétiquette et enseignons
là aux élèves dans le cadre du B2i.

- Le forum national de S.V.T. (un lieu d’échange privilégié
sur les S.V.T.)
- La
liste de diffusion des profs de S.V.T.
de l’Académie
de Créteil (la même chose mais localisé sur
notre académie)
- Le texte
intégral de la Nétiquette
publiée par l’Association
des fournisseurs d’accès à internet (AFA)
- La définition
de la Nétiquette
selon Wikipedia,
l’Encyclopédie Libre.
- Courrier
électronique : halte aux abus
est un document qui
détaille mieux encore qu’ici comment concevoir ses emails
et surtout pourquoi le faire ainsi.
- Hoaxbuster.com
est un site qui relève tous les canulars (notamment les chaînes
d’emails) reçus par courrier électronique.
- Quelques équivalences
de termes
selon l’Académie Française pour l’internet
et l’informatique.

 

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